Il existe en Hollande de grandes étendues dont le niveau est plus bas que la mer et que l'on appelle " polders " ; ces terres ont été conquises par l'homme sur les eaux protégées par des digues contre l'invasion des flots.
Un soir d'hiver, une famille de fermiers était réunie autour de la table familiale. Au dehors le vent du nord soufflait en tempête, et une pluie violente inondait routes et chemins. Tous épiaient, après chaque bourrasque, le bruit lointain des vagues qui se jetaient sur la digue quand soudain, l'un des ouvriers de la ferme vint les avertir que la digue avait cédé ! Des ordres furent aussitôt données au personnel de la ferme d'évacuer, fuir vers la ville et moins d'une heure après tous sans eception, se trouvaient sur la route de la cité, refuge , la route du salut. Au lever du jours, le fermier retourna constater le désastre et il découvrit avec effroi que ses terrains ne faisaient plus qu'un avec la mer ! Il ne restait rien, tout avait été emporté... sauf , se réjouit-il, sa vie, celles de ses proches et de son personnel.
N'en est-il pas de même aujourd'hui ? Le Seigneur ne nous prévient-il pas des temps fâcheux qui vont survenir sur notre terre, avec leurs conséquences funestes ?
Soyons prêts car la tempête ne saurait tarder et les digues de sa patience vont s'ouvrir pour laisser passer les flots de sa colère. Cependant dans sa grâce il indique le chemin de " la cité refuge ", le chemin du salut, le seul qu'il nous presse d'emprunter, celui que son Fils Jésus, nous a ouvert à la croix:
"" Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos " ( Matthieu: 11/28 ).
Oui, venez à lui, " vous tous ", il y a pas d'exeption, un plein pardon et une vie nouvelle vous attendent .
Jules Depiere

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